Enquête sur l’ionisation des aliments

, par Alexandre Tomas

 Introduction

Les 16 chapitres qui suivent répondent à l’essentiel des questions posées par l’ionisation (ou irradiation) des aliments en France, toujours selon le même modus operandi : travailler à partir de sources fiables, référencées et ou citées.

Si vous êtes pressés, sautez directement à la conclusion chapitre 17 !

 1. L’ionisation ou l’irradiation des aliments

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OMS/FAO - L’irradiation des produits alimentaires

L’ionisation ou encore l’irradiation des aliments, est un procédé qui consiste à prolonger la conservation des aliments et à améliorer leurs propriétés sanitaires, en exposant ces aliments à des radiations ionisantes ou rayonnements électromagnétiques.

Ce procédé met en œuvre des rayonnements gamma obtenus à partir de cobalt 60 ou du césium 137 et permet graduellement suivant la dose employée :

  • de neutraliser le pouvoir germinatif des bulbes, des tubercules, ou des graines,
  • de retarder la maturation des fruits (fraises par exemple),
  • de tuer les insectes, les parasites, ainsi que leurs œufs (stade nommé radurisation ou radiopasteurisation),
  • de pasteuriser, c’est-à-dire de détruire les levures, les moisissures et les microbes non sporulés, en particulier les salmonelles (stade nommé radicidation ou radioaseptisation),
  • de stériliser, c’est-à-dire de détruire les spores bactériennes et tout germe microbien (stade nommé radappertisation ou radiostérilisation).

Cependant le procédé peut également masquer des signes d’altération résultant de mauvaises conditions sanitaires lors de la production, c’est pourquoi l’article 2 de l’Arrêté du 20 août 2002 relatif aux denrées et ingrédients alimentaires traités par ionisation précise que :

Les denrées doivent se trouver au moment du traitement dans des conditions adéquates de salubrité.

L’ionisation présente l’avantage de pouvoir traiter le produit à froid sans traitement thermique.

Les protéines et les glucides ne sont pas affectés par le procédé mais d’autres nutriments comme les :

  • les lipides AGPI (acides gras polyinsaturés) s’oxydent en présence d’oxygène et donnent un goût de rance,
  • les vitamines C, B1, B12, A, E et K semblent plus sensibles et peuvent se dégrader.

Les vitamines B6, PP et le carotène sont moins sensibles au traitement.

Le cours du Professeur Denis Corpet référencé ci-après montre notamment qu’il y a création de radicaux :

Effet des rayonnements ionisants sur les acides nucléiques

Le rayon éjecte un électron de l’atome, créant un radical, qui lèse l’ADN

Références :

 2. Radical (chimie) – définition Wikipédia

Relevant qu’il y avait création de radicaux lors de l’ionisation des aliments, documentons-nous sur le sujet.

Widipédia - Radical (chimie) :

Un radical (souvent appelé radical libre) est une espèce chimique possédant un ou plusieurs électrons non appariés sur sa couche externe. [...] Les radicaux sont généralement obtenus par rupture de liaisons chimiques. [...] les conditions mises en jeu pour donner des radicaux sont souvent drastiques : hautes températures, radiations ionisantes, ultraviolets. [...] Un radical libre, possédant un électron célibataire, aura des dérèglements de son champ magnétique, un déséquilibre qui le rendra réactif. Afin de se stabiliser, il va récupérer des électrons sur d’autres molécules, notamment les acides gras polyinsaturés (AGPI), créant ainsi de nouveaux radicaux. [...] La présence de radicaux libres dans le corps est caractérisée par une augmentation du système de défense, ou par les dégâts qu’ils ont provoqués. [...] Par ailleurs, il y a généralement une corrélation entre les radicaux libres et le vieillissement.

 3. Relation entre radicaux libres et cancer

Extrait de la thèse de Mathilde ZIMMER pour le diplôme d’État de Docteur en Pharmacie (Université de Nantes, faculté de pharmacie, année 2006) :

[...] la première phase de la cancérogenèse, l’initiation, débute par une altération génétique. Les radicaux libres en sont l’une des causes.

2.4.1. Définition des radicaux libres

Les radicaux libres sont des molécules qui possèdent un ou plusieurs électrons non appariés au niveau de leur orbitale électronique périphérique. Chaque atome est formé de deux éléments : un noyau, formé de protons et de neutrons, des électrons qui gravitent autour du noyau, prenant place, à cause des lois de la physique, dans des orbitales.
[...]
Normalement, les electrons de la dernière orbitale doivent être appariés. Si le nombre d’électrons est impair, il se créera alors des liaisons entre atomes, car les radicaux libres tenteront d’aller chercher un électron pour former une nouvelle molécule.
[...]
Cette hyperactivité chimique les rend capables d’extraire un électron des molécules voisines afin d’apparier leur électron célibataire.
Ils entraînent donc des dommages souvent irréversibles à l’ADN, aux protéines cellulaires essentielles et aux lipides membranaires par leur action oxydative, d’où l’importance de leur neutralisation par les antioxydants.

 4. Ionisation – recherches, conséquences sur des souris, évolution positionnement officiel, incident ponctuel avec des chats

Extrait d’un article de Pryska Ducœurjoly sur les aliments irradiés paru dans NEXUS 68 de mai-juin 2010 :

En 1969, un comité mixte FAO/AIEA/OMS analyse les résultats des recherches menées avec du blé, des pommes de terre et des oignons irradiés. Il éprouve des difficultés à se prononcer et recommande une acceptation temporaire pour le blé en attendant de nouvelles études. En effet, les études menées sur les souris et leurs descendants nourris avec 50 % de farine de froment irradié à doses élevées (50 kGy) avaient relevé une fréquence accrue de tumeurs toutes du même type ainsi que certaines altérations chromosomiques. [...] 1979, plusieurs États américains interdisent l’irradiation des aliments. [...] Le comité mixte FAO/AIEA/OMS conclut en 1980 que « l’irradiation de toute denrée alimentaire jusqu’à la dose globale de 10 kGy ne présente aucun risque d’ordre toxicologique. Par conséquent, l’examen toxicologique des aliments irradiés ainsi traités n’est plus nécessaire ». Cette position sera à nouveau confirmée en 1999. En 1983 : les règles pour l’irradiation des aliments sont définies à l’échelle internationale par la Commission du Codex Alimentarius.

Autre extrait du même article :

Par ailleurs, « l’équilibre microbiologique de l’aliment étant fragilisé par l’irradiation, des agents pathogènes peuvent se développer plus rapidement et proliférer puisque leurs “concurrents” ont été éliminés », pointe le Collectif contre l’irradiation des aliments. Fait anecdotique, mais pas forcément anodin : en novembre 2008, l’entreprise Champion Petfood Ltd a rappelé des produits d’alimentation animale vendus sous la marque Orijen (Australie) à la suite d’une enquête des inspecteurs du groupement de vétérinaires australiens, ce dernier ayant constaté des troubles neurologiques chez une centaine de chats nourris avec ces produits irradiés à des doses élevées (trente félins en sont morts). Le gouvernement australien a dû annuler l’autorisation d’irradiation pour les produits destinés à nos amis domestiques. (source The Sydney Morning Herald)

 5. Ionisation – conflits d’intérêts

Extrait de l’article de Pryska Ducœurjoly sur les aliments irradiés paru dans le NEXUS 68 de mai-juin 2010

[...] depuis 1959, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) gère toutes les questions relatives à l’irradiation des aliments en étroite relation avec l’OMS, l’Organisation mondiale de la santé [...] L’OMS, toujours sous l’influence de l’Agence internationale pour l’énergie atomique, a conclu sur la base de plusieurs rapports d’experts que “l’irradiation peut s’appliquer à tout produit alimentaire à quelque dose que ce soit” », rappelle l’ancien député européen belge Paul Lannoye [...] l’Agence chargée de ces activités à risque est en même temps chargée de les réglementer », précise Roland Desbordes, physicien, président de la Criirad, la Commission de recherche et d’informations indépendantes sur la radioactivité [...]

 6. Denrées autorisées au traitement par ionisation - dispositions légales

Arrêté du 20 août 2002 relatif aux denrées et ingrédients alimentaires traités par ionisation :

CATÉGORIE DE DENRÉESDOSE de radiation en kGy (kilogray)
Herbes aromatiques séchées, épices et condiments végétaux 10
Herbes aromatiques surgelées 10
Oignons, aulx, échalotes 0,075
Légumes et fruits secs 1
Flocons et germes de céréales destinés aux produits laitiers 10
Farine de riz 4
Gomme arabique 3
Viandes de volailles 5
Viandes de volailles séparées mécaniquement 5
Abats de volailles 5
Cuisses de grenouilles congelées 5
Sang animal, plasma et cruor déshydratés 10
Crevettes surgelées ou congelées, décortiquées ou étêtées 5
Blanc d’œuf liquide, déshydraté ou congelé 3
Caséine (principale protéine du lait), caséinates 6

Ce présent Arrêté du 20 août 2002 met fin à l’ionisation :

  • des fraises,
  • du camembert au lait cru,

en abrogeant :

 7. Fruits irradiés mais absents de la liste des denrées autorisées

Sur la page Traitement par ionisation des aliments : la DGCCRF vigilante du site Le portail de l’Économie et des Finances la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes nous apprend que les fruits sont irradiés comme d’autres denrées, hors ils ne figurent pas dans la liste légale présentée dans le chapitre précédent :

Le traitement par ionisation vise notamment à : prévenir la germination des oignons, de l’ail et des échalotes, désinfecter les grains, fruits séchés, légumes et noix des insectes qui peuvent les contaminer, retarder la maturation des fruits et des légumes, réduire le nombre de micro-organismes pathogènes dans la viande, la volaille, le poisson, réduire le nombre de micro-organismes dans les herbes et les aromates.

On peut donc dès lors s’interroger sur la légèreté relative de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes, du moins concernant les compétences de la personne responsable de la rédaction sur cette page du site gouvernemental Le portail de l’Économie et des Finances.

 8. Rapport européen sur les denrées traitées par ionisation en 2010

Le rapport de la commission au parlement européen et au conseil sur les denrées et ingrédients alimentaires traités par ionisation pour l’année 2010 nous donne pour chaque pays le tonnage de produits ionisés, voici donc les données pour la France :

Catégorie de produits Quantité traitée (en tonnes) Dose moyenne absorbée (kGy)
Volaille 463,021 5
Gomme arabique 85,207 3
Fines herbes, épices et légumes séchés 1,892 10
Cuisses de grenouilles surgelées 473,716 5

 9. Codex Alimentarius - les États-Unis d’Amérique responsables du comité Hygiène alimentaire


La dernière (de 2015) et 23e édition du Manuel de procédure (en anglais) de la commission du codex alimentarius, programme mixte FAO/OMS sur les normes alimentaires, répertorie tout un ensemble de comités ayant chacun la charge d’une mission ou d’un produit en particulier. Pour chaque comité est désigné parmi les pays membres du codex alimentarius, un pays hôte qui sera alors responsable de ce comité.

Ce sont en l’occurrence les États-Unis d’Amérique qui sont responsables du comité Hygiène, page 181 de la 23e édition en anglais (pas encore traduite) et page 193 de la 22e édition en français.

Voici un extrait des missions de ce comité et qui concerne l’ionisation des aliments :

(g) examiner les questions liées à la gestion des risques microbiologiques en relation à l’hygiène alimentaire, y compris l’irradiation des aliments, et aux activités de la FAO et de l’OMS en matière d’évaluation des risques microbiologiques

 10. La pasteurisation à froid pose question

En effet la pasteurisation à froid entretient la confusion en qualifiant en réalité deux procédés distincts :

  • l’irradiation des aliments dont nous traitons dans cette enquête,
  • la pascalisation avec laquelle les micro-organismes sont détruits par l’application d’une très haute pression.

Sur ce terrain de la confusion, des consommateurs inquiets avancent par exemple que la mention de pasteurisation à froid sur les packs de lait serait en réalité un moyen déguisé de désigner une ionisation de l’aliment...

Toutefois le lait ne figure pas dans la liste des aliments autorisés à l’ionisation dans l’Arrêté du 20 août 2002 relatif aux denrées et ingrédients alimentaires traités par ionisation.

Dans le cas du lait il n’y a donc en principe aucune raison de penser que la pasteurisation à froid puisse à présent qualifier une irradiation.

 11. Pasteurisation à froid et produits étrangers, ionisation déguisée ?

Roland Desbordes, Président de la Criirad Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité [1] :

Dernièrement, nous avons pu repérer la mention « Pasteurisation à froid » sur certains jus de fruits vendus à la terrasse des cafés. Cette appellation (autorisée aux Etats-Unis) désigne clairement le traitement par « rayonnements ionisants » mais elle est illégale en France... Il s’agit visiblement d’une traduction de l’étiquette par des intermédiaires peu au courant de la législation. Le consommateur aurait dû lire « traité par rayonnements ionisants ». Nous avons alerté la DGCCRF (la répression des fraudes) à ce sujet, lors d’un entretien que nous avons eu avec eux début janvier. Cela n’avait même pas attiré leur attention et ils ont été totalement désarmés par notre interrogation !

Sous toute réserve, c’est-à-dire à défaut d’avoir trouvé un texte de loi à ce propos, aucune disposition légale ne semble encadrer l’importation des denrées (utilisées en tant qu’ingrédients ou non) sur la question de l’étiquetage, il devient au final impossible de savoir si la plupart des produits que nous consommons ont subi à un stade ou à un autre une ionisation.

Le chapitre suivant souligne cette fois-ci de manière plus flagrante ce qui arrive à présent, c’est-à-dire une gestion inadaptée et opaque de la question de l’ionisation en France.

 12. L’ionisation dans l’actualité d’avril 2015 de 60 millions de consommateurs

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Dans sa rubrique Sécurité alimentaire, le 60 millions de consommateurs d’avril 2015 nous interpelle sur le non respect de la réglementation en matière d’ionisation des aliments, en particulier sur l’omission de signaler cette ionisation sur les produits :

Si la réglementation oblige à signaler toute irradiation sur l’emballage, certains produits "oublient" d’en faire mention. Cette omission, selon une enquête de la Répression des fraudes menée sur 169 échantillons, est à l’origine de l’augmentation du taux de non-conformité (à 3,8 %).

Nous découvrons ensuite que parmi les produits ionisés, se trouve une majorité de produits importés :

Parmi les produits ionisés, on trouve une majorité de produits importés (aiguillettes de poulet de Thaïlande et d’Allemagne, soupes déshydratées d’Israël, romain du Maroc, nouilles instantanées de Chine...).

 13. Obligation d’étiquetage et logo Radura - que dit la loi ?

Quelle est donc la réglementation française en matière d’étiquetage ?

Pour y répondre voici donc quelques extraits du Décret n°2001-1097 du 16 novembre 2001 relatif au traitement par ionisation des denrées destinées à l’alimentation humaine ou animale (Version consolidée au 02 janvier 2015) :

Article 7

L’étiquetage des denrées traitées par ionisation susceptibles d’être destinées à l’alimentation humaine doit respecter les dispositions suivantes :

1. Pour les denrées destinées au consommateur final et aux collectivités :

a) Si les denrées sont vendues sous conditionnement individuel, la mention traité par rayonnements ionisants ou traité par ionisation doit figurer sur l’étiquetage, en complément de la dénomination de vente.

Pour les denrées vendues en vrac, cette mention figure, avec la dénomination de la denrée, sur une affiche ou sur un écriteau placé au-dessus ou à côté du récipient qui les contient ;

b) Si une denrée traitée par ionisation est utilisée comme ingrédient, la même mention doit accompagner sa dénomination dans la liste des ingrédients.

Pour les denrées vendues en vrac dans lesquelles une denrée utilisée comme ingrédient a été traitée par ionisation, cette mention figure, avec la dénomination de la denrée, sur une affiche ou sur un écriteau placé au-dessus ou à côté du récipient qui les contient ;
[...]
3. La mention du traitement doit, dans tous les cas, figurer sur les documents accompagnant les denrées alimentaires ou s’y référant.

En plus simple, extrait d’un document de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes :

Le fait qu’une denrée alimentaire ou qu’un ingrédient alimentaire a été traité doit être porté à la connaissance de l’acheteur par l’indication de la mention "traité par ionisation" ou "traité par rayonnements ionisants". Cette obligation s’applique à l’ensemble des produits alimentaires traités, qu’ils soient vendus préemballés ou en vrac.

Voici le logo employé pour signaler un produit ionisé, le logo Radura (source Wikipédia - Irradiation des aliments) :

 14. Qui contrôle cet étiquetage ?

Quelles sont les dispositions existantes prises pour contrôler l’étiquetage des aliments ionisés en France ?

Extrait de l’article Traitement par ionisation des aliments : la DGCCRF vigilante sur le site Le portail de l’Économie et des Finances :

Alors que cinq établissements agréés de traitement par ionisation des denrées alimentaires sont en activité en France, la DGCCRF [2] assure une surveillance annuelle de cette pratique, conformément aux exigences de la directive 1999/2/CE.

Il s’agit pour les enquêteurs de contrôler le bon fonctionnement des établissements agréés ;
vérifier que seules sont traitées les denrées autorisées à l’être ;
rechercher sur le marché des denrées traitées par ionisation et dont l’étiquetage ne mentionne pas ce traitement.

En effet, globalement mal perçue par les consommateurs, cette technique peut engendrer un avantage concurrentiel chez les opérateurs qui l’utilisent de façon illicite.

 15. Comment contrôler si un aliment a été ionisé ?

Le rapport de l’Ifremer L’ionisation des produits de la pêche page 128 soulève le problème de l’identification des aliments ionisés :

[...] il s’avère de plus en plus indispensable d’identifier, à des fins de contrôle un aliment ionisé. Le problème n’est pas simple car l’ionisation n’entraîne dans l’aliment traité que des modifications banales, non spécifiques qui pourraient être la conséquence d’un autre procédé de conservation. Certes les fonctionnaires des services de contrôle peuvent être étonnés par un produit « anormalement frais » après un certain délai de conservation et exempt de tout résidu d’antibiotique ou d’agent conservateur.

Cette publication expose avec force détails les différentes méthodes d’identification : physiques, chimiques et biologiques, la dernière étant qualifiée de plus intéressante :

les méthodes biologiques : la plus intéressante est la microbiologie. Elle consiste à mettre en évidence l’absence de la flore de contamination habituellement présente dans le produit (exemple : absence de salmonelles dans les crevettes crues, congelées importées) et/ou la présence de souches radiorésistances.

 16. En complément et pour information

Informations complémentaires :

 17. Conclusion

En parlant simplement nous relevons que la plupart des aliments destinés à la consommation humaine sont irradiés ou encore ionisés, afin de prolonger leur conservation tout en les désinfectant.

Cette ionisation est soumise à une législation stricte qui définit et les aliments concernés et l’intensité des rayonnements ionisants. Il faut préciser que les aliments ainsi traités ne sont pas contaminés, en clair ils ne sont pas radioactifs, on parle d’ailleurs plutôt de décontamination paradoxalement.

Certes l’innocuité des aliments irradiés fait l’objet d’un consensus scientifique, mais nous apprenons ici que l’ionisation elle même crée des radicaux libres, hors les radicaux libres sont une des causes de l’altération génétique, première phase de la cancérogenèse.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est tout autant chargée de la mise en œuvre de l’ionisation que de sa réglementation, ce qui peut être constitutif d’un doute quant à l’impartialité.

La Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes nous apprend que les fruits sont irradiés comme d’autres denrées, hors ils ne figurent pas dans la liste légale visible sur le site legifrance.gouv.fr référencé plus haut.

L’étiquetage des produits ionisés est obligatoire, mais voyons-nous jamais de tels produits étiquetés ? Dans le même cadre aucune campagne de sensibilisation et d’information n’a jamais été réalisée en France.

Toujours sur l’étiquetage, les denrées provenant de l’étranger selon toute probabilité passent parfois au travers de notre législation, soit en jouant sur le double sens du terme "Pasteurisation à froid", soit en ne mentionnant tout simplement pas l’éventuelle ionisation réalisée.

En définitive l’ionisation des aliments est officiellement définie comme non dangereuse, mais à l’épreuve des faits (étiquetage absent) son encadrement est douteux voire défaillant pour le consommateur final. Le manque de transparence et la méconnaissance du sujet, la création de radicaux libres dans le processus d’ionisation, l’existence de produits ionisés mais non présents dans la liste officielle, sont tous autant d’éléments en mesure d’inquiéter le consommateur.

Notes

[1Impossible de retrouver la source originelle de ce témoignage déjà plusieurs fois relayé sur le net depuis quelques années. Alors si vous en savez plus, je vous remercie de bien vouloir en faire bénéficier les lecteurs de cet article.

[2Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes

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